STELLA/CARNET

Le carnet de coups de coeur et de découvertes d'une jeune femme éclectique

11 décembre 2007

LIVrE/Le Stade Dubaï du capitalisme

Aujourd'hui, vous êtes toutes et tous invitez à l'inauguration d'une nouvelle rubrique. Oh rien de très original! pas d'astuces pour faire craquer votre banquier pour qu'il vous suive dans votre folle envie de Nicolas Ghesquière -euh pardon, de Balenciaga-, ni de rubrique qui affiche la don't believe the hype attitude comme ce t-shirt.

Rien de tout ça, mais simplement un petit endroit pour vous parler de quelques-unes de mes lectures. Car outre le futile utile (comprenez les virées shopping, les discussions modesques avec les copines, les grands dilemmes: must-have ou has-been, hype or not hype, etc.) et bien j'aime à me perdre dans une histoire. Oublier le monde réel. Être dans un autre monde -parfois aussi vrai que le réel...voire plus! Simplement se laisser entraîner par le voyage de l'âme.

Mon carnet se remplit  au fil de ces voyages: anecdotes littéraires, citations, phrases qui m'ont particulièrement touché ou intensément fait rire!

Et comme parfois mon carnet bien réel se confond avec ce carnet virtuel, j'ai envie de vous faire découvrir quelques livres, qu'on parle de choses que vous aussi vous avez lu et que vous avez aimez (ou pas!), etc.

Bon bon, le discours étant fini, place au concret (à toute celles qui ont pensé "champagne", je leur dit que malheureusement ce n'est pas le moment, que le champagne à partager vituellement ce n'est pas encore pour aujourd'hui ;-) Par contre, j'attends avec impatience vos impressions...qui vituellement se partagent très bien elles!

**********************************************************************************************************

416j4Es0wEL__SS500_Le livre que je viens à l'instant de finir s'appelle "Le Stade Dubaï du capitalisme" de Mike Davis. Cet anthropologue "urbain" décrypte le phénomène Dubaï: petit village de pêcheurs devenu grande métropole. Ce genre de lecture ne fait pas forcément partie de mes habitudes. Mais ce n'est pas un de ces gros livres historiques dont on-ne-voit-jamais-la-fin! Loin de là. Je l'ai lu d'une traite pour tout vous dire. La première partie, l'analyse à proprement parlée de Mike Davis, fait une quarantaine de pages. Et puis, il y a une réflexion de François Clusset qui est apparemment le directeur de cette très intéressante collection "Penser/Croiser" de l'édition Les prairies ordinaires. En plus, moi qui commence gentiment à réviser pour mes examens à venir, peut vous assurer que ça n'a rien de scolaire; un écrit très constructif, pas difficile à lire, encore moins à comprendre. Personnellement, le sujet m'intéressait tout bonnement car je suis allée à Dubaï il y a 4 ans de cela. Que j'ai vu la splendeur de mes yeux; cette recherche constante du superlatif si bien décrite dans le bouquin. Que j'ai également entendu parler de tous les travers de cette ville...Le thème m'a donc immédiatement attiré!

Quelques morceaux choisis:

"Après Shangaï (15 million d'habitants), Dubaï (1,5 millon) est le plus grand chantier du monde: le berceau d'un monde enchanté entièrement dédié à la consommation la plus ostentatoire et, selon l'expression locale, aux modes de vie hyper haut de gamme."

"Des dizaines de méga-projets extravagants - dont l'île monde artificielle (où le chanteur Rod Stewart aurait acquis la Grande-Bretagne pour 33 millions de dollars), le plus haut gratte-ciel du monde (Burj Dubaï, conçu par le cabinet d'architectes Skidmore, Owings et Merrill), l'hôtel de luxe sous-marin, les dinosaures carnivores, la piste de ski indoor et le giga-centre commercial- sont déjà en chantier ou au moins à l'état de projet avancé"

"Dubaï a atteint la perfection dans l'art d'exploiter les travailleurs. Dans un pays qui n'a aboli l'esclavage qu'en 1963, les syndicats, les grèves et les agitateurs sont généralement hors-la-loi, et 99 % des salariés du secteur privé sont des étrangers expulsables sur-le-champ."

Ce qu'en dit la quatrième de couv':

Village de pêcheurs devenu métropole mondiale en moins de vingt ans, lieu de tous les superlatifs (plus haut gratte-ciel, plus vaste centre commercial, plus grandes îles artificielles, hôtel le plus étoilé...), Dubaï pourrait bien signaler l'émergence d'un stade nouveau du capitalisme, encore inconnu sous nos cieux: un système à la fois ludique, par la généralisation du loisir touristique et de la jouissance commerciale, et plus violent, entre chantiers esclavagistes et politique de la peur, grâce aux guerres qui font rage de l'autre côté de Golfe persique -soit une société sans vie sociale ni classe moyenne, pur mirage de gadgets sans nombre et de projets pharaoniques.

**********************************************************

Le Stade Dubaï du capitalisme, Mike Davis, Collection "Penser/Croiser", édition Les prairies ordinaires.

A trouver dans toutes les bonnes libraires (pour tous les suisses...en matières de livres, les affaires sont à faire en France! Ou si vous ne prévoyez pas de déplacement d'ici un bon moment, la bonne alternative c'est Amazon. C'est même une double affaire, puisque la TVA française y est déduite, et pas rajouté à la douane puisque ce ne sont pas des articles qui dépassent une certaine somme, je crois environ 200€). Je ne veux pas parraître faire de la mauvaise pub à mon pays adoré (jme rattrape hein;-) mais les livres -la culture donc chers amis les dirigeants- y sont bien trop chers!!!

Posté par stella11 à 09:00 - LIVrE - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    Au détour de mes balades, je tombe sur ton blog. Je te laisse donc un petit coucou...

    Posté par Amylee, 11 décembre 2007 à 15:14
  • >Amylee

    Merci beaucoup! Sois la bienvenue Amylee

    Posté par Stella, 11 décembre 2007 à 22:39

Poster un commentaire